Réorganisation
Services regroupés, postes redéfinis, nouvelles lignes hiérarchiques.
Expertise habilitée · Projet important
Réorganisation, nouvelles technologies, déménagement, fusion de services, nouveaux processus…
L'enjeu n'est pas seulement de comprendre le projet présenté par la direction. Il faut mesurer ses effets réels sur le travail.

Notre démarche de certification pour l'expertise habilitée est en cours.
Agora CSE ne peut donc pas encore être désigné pour réaliser ces missions. Nous pouvons néanmoins vous aider à qualifier votre situation, préparer le dossier et déterminer les solutions mobilisables.
Le problème
Le projet annoncé
Les questions du CSE
Scénarios
Services regroupés, postes redéfinis, nouvelles lignes hiérarchiques.
Nouveaux locaux, espaces partagés, temps de trajet.
Outils qui redistribuent les tâches ou mesurent l'activité.
Collectifs recomposés, pratiques à harmoniser.
L'analyse
Qui est affecté ? Comment ? À quel moment ? Avec quelles conséquences ?
Notre méthode
En bref
Les signes qui doivent alerter
Le projet est découpé en phases qui, prises ensemble, transforment l'organisation.
Des postes disparaissent sans que la répartition des tâches soit décrite.
Un nouvel outil mesure l'activité ou automatise des décisions.
Les horaires, les lieux ou les équipes changent pour un nombre significatif de salariés.
Les documents parlent de gains attendus, jamais de charge de travail.
Le calendrier laisse peu de temps pour comprendre le projet.
Sans attendre la certification
Ces interventions ne remplacent pas l'expertise habilitée : elles préparent le comité à la décider dans de bonnes conditions, ou à agir autrement lorsque le cas légal n'est pas réuni.
Lire le dossier de consultation
Repérer ce qui est dit, ce qui manque et ce qui doit être demandé à l'employeur.
Qualifier le projet
Évaluer si l'ampleur des changements peut justifier une expertise habilitée.
Préparer la délibération
Rédiger une délibération précise sur l'objet, le périmètre et la mission.
Conduire une expertise libre
Quand le cas légal n'est pas réuni, analyser le projet de façon indépendante, à partir de 1 500 € HT / jour.
Construire l'avis du CSE
Transformer l'analyse en questions, réserves et engagements à obtenir.

Notre équipe et notre réseau d'experts
Chaque dossier est pris en charge par des professionnels capables de croiser les dimensions juridiques, organisationnelles, humaines et préventives de la situation.
Davy, consultant et interlocuteur du cabinet, s'appuie selon le dossier sur les compétences de notre équipe et de nos partenaires : droit du travail, prévention et SSCT, ergonomie, organisation, données sociales.
Repères
Informations générales à jour à la date de publication ; chaque situation doit être vérifiée au cas par cas.
Le CSE peut faire appel à un expert habilité en cas d'introduction de nouvelles technologies ou de projet important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail (Code du travail, art. L. 2315-94, 2°).
Les frais sont pris en charge à 80 % par l'employeur et à 20 % par le comité sur son budget de fonctionnement. L'employeur prend en charge la totalité lorsque le budget de fonctionnement est insuffisant et qu'aucun excédent n'a été transféré aux activités sociales et culturelles au cours des trois années précédentes (art. L. 2315-80).
Lorsque le CSE recourt à un expert dans le cadre d'une consultation, son avis est réputé rendu dans un délai de deux mois, sauf accord fixant un autre délai (art. R. 2312-6). Le rapport doit être remis au plus tard quinze jours avant l'expiration de ce délai (art. R. 2315-47).
L'expert est désigné par délibération du CSE. L'employeur dispose de dix jours pour saisir le tribunal judiciaire s'il entend contester la nécessité, le choix, le coût, l'étendue ou la durée de l'expertise (art. L. 2315-86).
Questions fréquentes
C'est un projet qui modifie de manière importante les conditions de santé, de sécurité ou de travail des salariés. La qualification ne dépend ni de l'intitulé retenu par la direction, ni du nombre de salariés concernés pris isolément, mais de l'ampleur réelle des changements : évolution des métiers, de la charge, des horaires, des outils, des lieux ou des relations de travail.
Oui. Une pratique fréquente consiste à découper un projet en phases successives, chacune paraissant modeste, alors que l'ensemble transforme profondément l'organisation. Le comité a intérêt à demander la cible finale et le calendrier complet, et à raisonner sur l'ampleur globale plutôt que sur la séquence en cours.
L'introduction de nouvelles technologies est expressément visée. Un outil qui redistribue les tâches, mesure l'activité, standardise des décisions jusque-là humaines ou modifie le rythme de travail relève pleinement de cette logique, y compris lorsqu'il est présenté comme une simple aide. La qualification dépend des effets réels du projet.
Le recours à l'expertise s'inscrit dans le calendrier de la consultation, avec des délais encadrés. C'est pourquoi la décision doit être prise tôt : plus le comité attend, plus il réduit le temps utile d'analyse et se prive de la possibilité d'exploiter le rapport avant de rendre son avis.
L'absence de transmission doit être tracée : demande écrite, rappel, mention au procès-verbal. Cette traçabilité est utile à deux titres, elle appuie l'éventuelle saisine du juge, et elle justifie un avis défavorable motivé par l'impossibilité pour le comité de se prononcer en connaissance de cause.
Non : notre certification est en cours et aucune mission d'expertise habilitée ne peut être commandée dans l'intervalle. Nous pouvons en revanche analyser dès maintenant les documents de consultation, identifier les informations manquantes, préparer votre avis et, lorsque la situation le permet, conduire une expertise libre.
Pour aller plus loin
Nous analysons avec vous les documents de consultation, les informations manquantes et la démarche la plus adaptée.