La gravité
Ce qui est en jeu pour la santé physique ou mentale des salariés.
Expertise habilitée · Risque grave
Accidents répétés, exposition dangereuse, alertes, RPS, absentéisme, tensions ou dégradation du travail : le CSE doit pouvoir objectiver les signaux avant qu'ils ne deviennent une crise.

Notre démarche de certification pour l'expertise habilitée est en cours.
Agora CSE ne peut donc pas encore être désigné pour réaliser ces missions. Nous pouvons néanmoins vous aider à qualifier votre situation, préparer le dossier et déterminer les solutions mobilisables.
Le problème

RPS ou risque physique
Agora CSE ne vient pas qualifier arbitrairement une situation.
L'analyse repose sur les documents, les indicateurs, le travail réel, les entretiens, les observations, la chronologie des faits et les mesures de prévention déjà engagées.
Les éléments clés
Ce qui est en jeu pour la santé physique ou mentale des salariés.
Un risque identifié, appuyé sur des éléments objectifs.
Une situation présente, pas seulement passée ou hypothétique.
Les conditions précises sont détaillées dans le cadre juridique ci-dessous.
Le parcours
Recueillir
Les signaux et les témoignages.
Documenter
Faits, dates, indicateurs.
Analyser
Exposition et situations de travail.
Qualifier
Ce qui relève du risque grave.
Agir
Délibération, alerte, prévention.
En bref
Les signes qui doivent alerter
Des accidents ou incidents similaires se répètent sur un même poste ou service.
Les arrêts maladie ou le turnover augmentent dans une équipe.
Des salariés signalent harcèlement, épuisement ou conflits persistants.
Une exposition (produits, bruit, charges, chaleur) n'est pas maîtrisée.
Les alertes déjà faites à la direction restent sans réponse.
Le document unique ne reflète pas la réalité du terrain.
Sans attendre la certification
Ces interventions ne remplacent pas l'expertise habilitée : elles préparent le comité à la décider dans de bonnes conditions, ou à agir autrement lorsque le cas légal n'est pas réuni.
Écouter et recueillir les faits
Chronologie, témoignages, indicateurs : poser la situation sans la dramatiser ni la minimiser.
Constituer le dossier
Organiser les éléments objectifs qui permettent de qualifier le risque.
Mobiliser les bons outils
Enquête du CSE, droit d'alerte, inspection du travail, médecine du travail : selon la situation.
Préparer la délibération
Décrire précisément la situation visée pour limiter le risque de contestation.
Analyser les conditions de travail
Par une expertise libre lorsque le cas légal n'est pas réuni, avec nos spécialistes prévention et ergonomie.

Notre équipe et notre réseau d'experts
Chaque dossier est pris en charge par des professionnels capables de croiser les dimensions juridiques, organisationnelles, humaines et préventives de la situation.
Davy, consultant et interlocuteur du cabinet, s'appuie selon le dossier sur les compétences de notre équipe et de nos partenaires : droit du travail, prévention et SSCT, ergonomie, organisation, données sociales.
Repères
Informations générales à jour à la date de publication ; chaque situation doit être vérifiée au cas par cas.
Le CSE peut faire appel à un expert habilité lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, révélé ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle ou à caractère professionnel, est constaté dans l'établissement (Code du travail, art. L. 2315-94, 1°). La jurisprudence exige des éléments objectifs et précis, et non un simple malaise général.
Les frais de cette expertise sont intégralement pris en charge par l'employeur (art. L. 2315-80).
L'expert est désigné par délibération du CSE précisant la situation visée. L'employeur dispose de dix jours pour saisir le tribunal judiciaire s'il conteste la nécessité, le choix, le coût, l'étendue ou la durée de l'expertise (art. L. 2315-86).
Le droit d'alerte en cas de danger grave et imminent, les inspections et enquêtes du CSE, ou le recours à l'inspection du travail peuvent compléter ou précéder l'expertise selon la situation.
Questions fréquentes
Il s'agit d'un risque identifié et actuel, constaté dans l'établissement, qui menace la santé physique ou mentale des salariés. L'appréciation se fait au cas par cas, à partir d'éléments objectifs : accidents, signalements convergents, données de santé collectives, constats répétés en réunion. Un simple désaccord avec la direction, ou une inquiétude générale sur l'ambiance de travail, ne suffit pas à caractériser un risque grave.
Oui, et c'est aujourd'hui l'un des motifs les plus fréquents. Il faut cependant sortir du registre du ressenti : arrêts de travail rapprochés, turn-over anormal sur un même service, alertes du service de prévention et de santé au travail, courriers de salariés, refus répétés de congés, comptes rendus faisant état de la même difficulté depuis plusieurs mois. C'est l'accumulation de traces concordantes qui fait le dossier.
Non, et c'est même l'inverse de la logique de prévention. Le risque grave se caractérise par sa probabilité et sa gravité potentielle, pas par la survenue d'un dommage. Attendre l'accident affaiblit la position du comité, qui aura laissé s'installer une situation qu'il avait identifiée.
Le comité, par une délibération adoptée en réunion après inscription du point à l'ordre du jour. L'employeur ne dispose pas d'un droit de veto : s'il conteste, il doit saisir le juge dans les délais prévus. La qualité de la rédaction de la délibération, faits constatés, périmètre, objet de la mission, conditionne directement la solidité de la démarche.
Il peut contester la nécessité de l'expertise, son périmètre, son coût ou sa durée, dans des délais courts. Les contestations qui aboutissent visent presque toujours des dossiers insuffisamment documentés ou des délibérations rédigées de façon vague. C'est pourquoi le travail de préparation, en amont du vote, est déterminant.
Le rapport est restitué devant le comité et devient un document de référence : il alimente les demandes de mesures correctives, le suivi en réunion, et le cas échéant les alertes ultérieures. Un rapport dont personne ne suit les préconisations perd sa valeur ; le suivi dans la durée fait partie intégrante de la démarche.
Non. Notre démarche de certification est en cours et aucune mission d'expertise habilitée ne peut être commandée dans l'intervalle. Nous accompagnons en revanche la qualification de la situation, la constitution du dossier de constats et la rédaction de la délibération, et nous pouvons intervenir en expertise libre lorsque la situation le permet.
Pour aller plus loin
Nous vous aidons à documenter les faits, qualifier la situation et identifier les démarches mobilisables.