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Expertise habilitée · Risque grave

Un risque ne devient pas grave le jour où il provoque l'accident.

Accidents répétés, exposition dangereuse, alertes, RPS, absentéisme, tensions ou dégradation du travail : le CSE doit pouvoir objectiver les signaux avant qu'ils ne deviennent une crise.

Consultant observant une situation de travail sur le terrain
Certification Agora CSE en cours

Notre démarche de certification pour l'expertise habilitée est en cours.

Agora CSE ne peut donc pas encore être désigné pour réaliser ces missions. Nous pouvons néanmoins vous aider à qualifier votre situation, préparer le dossier et déterminer les solutions mobilisables.

Le problème

Vous voyez les signaux. Encore faut-il pouvoir les documenter.

AccidentsArrêtsAlertesTurnoverIncidentsTémoignagesConditions de travail
Signaux
Faits
Exposition
Risque
Dossier documenté
Observation du travail réel dans un atelier

RPS ou risque physique

La méthode reste fondée sur les faits.

Agora CSE ne vient pas qualifier arbitrairement une situation.

L'analyse repose sur les documents, les indicateurs, le travail réel, les entretiens, les observations, la chronologie des faits et les mesures de prévention déjà engagées.

Les éléments clés

Ce que le CSE doit pouvoir établir

La gravité

Ce qui est en jeu pour la santé physique ou mentale des salariés.

La réalité du risque

Un risque identifié, appuyé sur des éléments objectifs.

Son caractère actuel et documenté

Une situation présente, pas seulement passée ou hypothétique.

Les conditions précises sont détaillées dans le cadre juridique ci-dessous.

Le parcours

De l'inquiétude au dossier exploitable.

  1. 01

    Recueillir

    Les signaux et les témoignages.

  2. 02

    Documenter

    Faits, dates, indicateurs.

  3. 03

    Analyser

    Exposition et situations de travail.

  4. 04

    Qualifier

    Ce qui relève du risque grave.

  5. 05

    Agir

    Délibération, alerte, prévention.

En bref

Pour qui, dans quels cas, à quel moment ?

Pour qui
Tout CSE d'une entreprise d'au moins 50 salariés confronté à une situation dangereuse pour la santé physique ou mentale des salariés.
Dans quels cas
Un risque grave, identifié et actuel, constaté dans l'établissement, qu'il ait déjà provoqué un accident ou une maladie professionnelle ou non. Risques physiques comme psychosociaux.
À quel moment
Dès que des éléments objectifs convergent. Il ne faut ni attendre l'accident, ni délibérer sans dossier : les faits doivent être réunis avant la réunion.
Qui finance
L'employeur prend en charge la totalité des frais de cette expertise.

Les signes qui doivent alerter

Votre CSE doit se poser la question si…

Des accidents ou incidents similaires se répètent sur un même poste ou service.

Les arrêts maladie ou le turnover augmentent dans une équipe.

Des salariés signalent harcèlement, épuisement ou conflits persistants.

Une exposition (produits, bruit, charges, chaleur) n'est pas maîtrisée.

Les alertes déjà faites à la direction restent sans réponse.

Le document unique ne reflète pas la réalité du terrain.

Sans attendre la certification

Ce que nous faisons pour votre CSE, dès aujourd'hui.

Ces interventions ne remplacent pas l'expertise habilitée : elles préparent le comité à la décider dans de bonnes conditions, ou à agir autrement lorsque le cas légal n'est pas réuni.

  1. 01

    Écouter et recueillir les faits

    Chronologie, témoignages, indicateurs : poser la situation sans la dramatiser ni la minimiser.

  2. 02

    Constituer le dossier

    Organiser les éléments objectifs qui permettent de qualifier le risque.

  3. 03

    Mobiliser les bons outils

    Enquête du CSE, droit d'alerte, inspection du travail, médecine du travail : selon la situation.

  4. 04

    Préparer la délibération

    Décrire précisément la situation visée pour limiter le risque de contestation.

  5. 05

    Analyser les conditions de travail

    Par une expertise libre lorsque le cas légal n'est pas réuni, avec nos spécialistes prévention et ergonomie.

Davy, consultant d'Agora CSE, au travail sur un dossier

Notre équipe et notre réseau d'experts

Des experts, pas une plateforme automatique.

Chaque dossier est pris en charge par des professionnels capables de croiser les dimensions juridiques, organisationnelles, humaines et préventives de la situation.

Davy, consultant et interlocuteur du cabinet, s'appuie selon le dossier sur les compétences de notre équipe et de nos partenaires : droit du travail, prévention et SSCT, ergonomie, organisation, données sociales.

Repères

Le cadre juridique

Informations générales à jour à la date de publication ; chaque situation doit être vérifiée au cas par cas.

Cas de recours

Le CSE peut faire appel à un expert habilité lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, révélé ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle ou à caractère professionnel, est constaté dans l'établissement (Code du travail, art. L. 2315-94, 1°). La jurisprudence exige des éléments objectifs et précis, et non un simple malaise général.

Financement

Les frais de cette expertise sont intégralement pris en charge par l'employeur (art. L. 2315-80).

Désignation et contestation

L'expert est désigné par délibération du CSE précisant la situation visée. L'employeur dispose de dix jours pour saisir le tribunal judiciaire s'il conteste la nécessité, le choix, le coût, l'étendue ou la durée de l'expertise (art. L. 2315-86).

Articulation avec les autres outils

Le droit d'alerte en cas de danger grave et imminent, les inspections et enquêtes du CSE, ou le recours à l'inspection du travail peuvent compléter ou précéder l'expertise selon la situation.

Questions fréquentes

Risque grave : vos questions.

Qu'entend-on par risque grave ?

Il s'agit d'un risque identifié et actuel, constaté dans l'établissement, qui menace la santé physique ou mentale des salariés. L'appréciation se fait au cas par cas, à partir d'éléments objectifs : accidents, signalements convergents, données de santé collectives, constats répétés en réunion. Un simple désaccord avec la direction, ou une inquiétude générale sur l'ambiance de travail, ne suffit pas à caractériser un risque grave.

Les risques psychosociaux peuvent-ils justifier une expertise ?

Oui, et c'est aujourd'hui l'un des motifs les plus fréquents. Il faut cependant sortir du registre du ressenti : arrêts de travail rapprochés, turn-over anormal sur un même service, alertes du service de prévention et de santé au travail, courriers de salariés, refus répétés de congés, comptes rendus faisant état de la même difficulté depuis plusieurs mois. C'est l'accumulation de traces concordantes qui fait le dossier.

Faut-il attendre un accident du travail pour agir ?

Non, et c'est même l'inverse de la logique de prévention. Le risque grave se caractérise par sa probabilité et sa gravité potentielle, pas par la survenue d'un dommage. Attendre l'accident affaiblit la position du comité, qui aura laissé s'installer une situation qu'il avait identifiée.

Qui décide du recours à l'expertise ?

Le comité, par une délibération adoptée en réunion après inscription du point à l'ordre du jour. L'employeur ne dispose pas d'un droit de veto : s'il conteste, il doit saisir le juge dans les délais prévus. La qualité de la rédaction de la délibération, faits constatés, périmètre, objet de la mission, conditionne directement la solidité de la démarche.

L'employeur peut-il contester l'expertise pour risque grave ?

Il peut contester la nécessité de l'expertise, son périmètre, son coût ou sa durée, dans des délais courts. Les contestations qui aboutissent visent presque toujours des dossiers insuffisamment documentés ou des délibérations rédigées de façon vague. C'est pourquoi le travail de préparation, en amont du vote, est déterminant.

Que se passe-t-il après le rapport ?

Le rapport est restitué devant le comité et devient un document de référence : il alimente les demandes de mesures correctives, le suivi en réunion, et le cas échéant les alertes ultérieures. Un rapport dont personne ne suit les préconisations perd sa valeur ; le suivi dans la durée fait partie intégrante de la démarche.

Agora CSE peut-il réaliser cette expertise aujourd'hui ?

Non. Notre démarche de certification est en cours et aucune mission d'expertise habilitée ne peut être commandée dans l'intervalle. Nous accompagnons en revanche la qualification de la situation, la constitution du dossier de constats et la rédaction de la délibération, et nous pouvons intervenir en expertise libre lorsque la situation le permet.

Vous faites face à une situation préoccupante ? Présentez-la-nous.

Nous vous aidons à documenter les faits, qualifier la situation et identifier les démarches mobilisables.