Aller au contenu principal
Logo Agora CSE

SSCT

Risque grave : quels sont les moyens d'action du CSE ?

Face à une situation de risque grave, le comité dispose de plusieurs leviers : enquête, inscription à l'ordre du jour, alerte, expertise. Repères pratiques.

Visite d'un site de production dans le cadre de la prévention

La notion de risque grave suppose une situation caractérisée, constatée dans l'établissement, et non une inquiétude générale. Le rôle du comité est d'abord de constater, décrire et documenter.

Constater et décrire

Le comité s'appuie sur ce qui est observable : accidents, presque-accidents, arrêts, signalements répétés, registres, alertes de la médecine du travail, constats faits lors des visites de site.

Le registre et les visites

Les visites de l'établissement et les inscriptions au registre constituent des éléments utiles. Elles ancrent le constat dans des faits datés plutôt que dans des impressions.

Les leviers mobilisables

Inscription du sujet à l'ordre du jour ; enquête du comité, notamment après un accident ; recours au droit d'alerte lorsque les conditions sont réunies ; demande de mesures de prévention ; recours à une expertise dans les cas prévus par le code du travail.

Suivre les suites données

Un constat sans suivi perd sa force. Le comité inscrit à chaque réunion le suivi des mesures annoncées et consigne les écarts entre les engagements et leur mise en œuvre.

La place du document unique

L'évaluation des risques et le document unique constituent des points d'appui : ils permettent de vérifier si le risque signalé y figure et si les mesures de prévention correspondent à la réalité du terrain.

En conclusion

Face à un risque grave, la méthode compte autant que la réaction : décrire, documenter, inscrire, suivre. C'est ce qui permet au comité d'obtenir des mesures concrètes.

Articles liés

À lire également

Une question sur votre mandat ?

Nos juristes examinent votre situation et vous répondent sous 48 heures ouvrées pour les questions courantes.